Des nouveaux défis pour la stratégie de communication numérique

Voilà, après un peu plus de deux ans au ministère de la Santé et des Services sociaux comme chef du «service des communications et des relations avec les citoyens» (un titre bien particulier pour identifier ce que je faisais, dans les faits – je m’occupais principalement de l’équipe Web, des graphistes et du bureau des renseignements) puis chef du «service des communications stratégiques et numériques» (pour un bref deux mois), je quitte mes fonctions pour aller travailler à l’implantation de la «Stratégie d’optimisation des communications numériques et des présences Web gouvernementales» (ok, là, vous pouvez respirer).

Dernière journée avec mon Blackberry. Ça fait tout drôle de ne plus l’avoir avec moi. Je sens encore les vibrations fantômes des nombreux courriels reçus…

C’est vendredi en après-midi que j’ai eu le premier choc, en déposant mon BlackBerry  sur le bureau, l’écran indiquant la fermeture imminente (aussi imminent que peut être quoi que ce soit sur un Black), chose que je n’ai pas vue souvent dernièrement. J’ai alors commencé à réaliser que c’était la fin d’une ère, une étape que je franchissais. Je crois que la première équipe qu’un gestionnaire monte et encadre reste gravée pour toujours en tête, et c’était la fin avec cette équipe.

Bâtir son équipe

Je suis arrivé en poste en 2014, dans une équipe brisée, démoralisée. L’ambiance était grise, les clients n’étaient pas heureux, les collègues évitaient le secteur… Bref, j’étais le gars qui devait rafistoler le tout. Ouf, j’ignorais totalement dans quoi je m’embarquais.

Il y a eu rapidement quelques mouvements de personnel (départ et congés de maternité en retour ou en sortie), j’ai dû faire quelques embauches, réorganiser les rôles, changer des façons de faire. Les premiers mois ont été difficiles, tant sur le plan gestion que sur le travail au quotidien: réorganisation du réseau, programme d’identification visuelle, moratoire Web, rationalisation des sites Web… Il a fallu user d’ingéniosité, de patience et, surtout, motiver les troupes. Puis, en un éclair, la première année s’est terminée.

Cette première année a été pour moi énormément d’apprentissages. J’ai pu compter sur le support de ma patronne, des collègues et une équipe d’enfer, qui ont complètement changé la dynamique du groupe. Après seulement un an, le service était méconnaissable. Ça riait, les collaborateurs étaient [plus] heureux, les collègues recommençaient à passer dans le secteur, les projets avançaient et on livrait. Puis est venue la seconde année où on a bâti là dessus, poussé plus loin encore.

Voir venir…

Au cours de ces deux années, j’ai suivi quelques formations, dont une en particulier où on traitait de vision de gestion et autres trucs du genre. La formatrice parlait, entre autres, de la difficulté de développer une telle vision dans le contexte actuel de la fonction publique: rationalisation, changements fréquents, pression sociale et tout… Mes collègues, qui vivent des situation bien différentes de la mienne, je dois l’avouer, abondaient dans le même sens. Pas moi.

J’avais de la difficulté à me convaincre que c’était si difficile de savoir où on va… et si on ne sait pas ça, il y a de bonnes chances que l’équipe ne puisse pas suivre, hein? Je voyais les travaux en cours pour le développement de la stratégie numérique qui imposerait des changements profonds dans nos modes de communication.  Ce sont des défis, des catalyseurs. C’est alors que j’ai compris ce que je voulais comme vision pour mon équipe: soit vous regardez passer le train du changement ou bien vous embarquez dans le train avec moi, dans la locomotive avec le chauffeur pour participer pleinement à ce changement.

Est venu le jour où des membres de mon équipe sont venus me présenter un projet, une idée qui leur était propre et qui correspondait en tout points à ce que j’attendais d’eux: de l’initiative, de la débrouillardise, de l’imagination et de l’ambition. Une autre idée a suivi, puis une autre… finalement, la graine était semée.

Ils sont rendus avec le chauffeur. Objectif atteint.

Passer le flambeau

Mon équipe Web était plus que juste le numérique. J’avais aussi la production imprimée et la réponse aux citoyens. Puis se sont ajoutées les stratégies et les campagnes sociétales. Pas assez longtemps à mon goût, j’aurais aimé aller plus loin avec ces deux équipes, mais une offre telle que l’on m’a offerte dernièrement ne se refuse pas. C’est donc avec un léger regret que j’ai dû passer le flambeau et que je dois me résigner à laisser à d’autres la chance de continuer ce qui a été commencé.

Je crois malgré tout que la graine a été semée, les équipes ont été contaminées suffisamment pour que je puisse croire que l’évolution est en marche. Mon nouveau mandat nécessitera de penser à de nouvelles façons de faire, des changements dans la manière de communiquer, et j’aurai besoin de piliers, de modèles. Je pourrai fort probablement compter sur eux.

Regarder en arrière, pour aller vers l’avant

Une équipe, c’est d’abord et avant tout des gens, et toutes ces personnes ont laissé leur marque sur un gestionnaire qui a eu besoin d’eux au quotidien, qui leur en a demandé parfois beaucoup. Je me se sentais mal de devoir demander à certains de rester plus tard, de faire de la garde la fin de semaine, de devoir travailler dans des délais impossibles, de devoir refaire en entier un boulot, d’ajouter des trucs affreux à un concept tout à fait acceptable, de contacter un collaborateur ou un fournisseur récalcitrant.

C’était nécessaire, et ils l’ont fait pour réussir à livrer les demandes. Ils ont fait des miracles quotidiens.

Je n’oublierai pas cette équipe, c’est certain. Il faut maintenant regarder vers l’avant, penser à monter une nouvelle équipe, relever des défis quasi impossibles. Bref, bouger des montagnes. Et ça, je crois que je vais y prendre goût.

Est-ce que les «Chatbots» ont un avenir en services publics?

Non, je ne crois pas que ce soit un vrai chatbot... ils ne ressemblent probablement pas à ça. Du moins, je l'espère...

Non, je ne crois pas que ce soit un vrai chatbot… ils ne ressemblent probablement pas à ça. Du moins, je l’espère…

Depuis quelque temps déjà, mais surtout depuis la dernière annonce de Facebook, on entend de plus en plus parler des «chatbots», ces «intelligences artificielles» qui permettent d’avoir des conversations plus ou moins naturelles avec des machines. Bon, ok, c’est encore pas mal le début de la courbe, mais je pense que ça mérite réflexion…

Ok, c’est quoi, ça?

Je me dois d’avouer que je suis loin d’être un spécialiste en la matière, je suis un intéressé, sans plus. Je préfère laisser les experts exprimer plus clairement ce qu’on entend par chatbots, tels que ces deux articles. Ce qui est important de retenir, c’est que cette approche n’est pas nécessairement nouvelle, mais plutôt en pleine ébullition. On passe d’un service statique, site Web et tout, pour passer à une interaction via des applications telles que FB Messenger et des robots qui nous répondent.

Bien entendu, ce n’est pas parfait, il y a encore semble-t-il, pas mal d’humains derrière. Il y a de gros risques d’erreurs et bien de la recherche à faire encore. Google est allé un cran plus loin dernièrement avec son projet Home, pas un chatbot à proprement parler, mais un truc qui (bien que ça ressemble beaucoup à Amazon Echo) va quand même dans une direction intéressante en terme d’intelligence artificielle et de reconnaissance vocale / langage clair (et la guerre est commencée! Même Apple va se mettre de la partie selon les rumeurs). On parle ici de domotique et d’interaction avec un machin à quelque part dans la maison. Assez fou, quand on y pense. Attention, Star Trek, on arrive!.

Bon, je fabule, comme toujours. Les chatbots, ce n’est pas ça du tout. Ça doit peut-être se partager une technologie commune en arrière, mais là cesse la comparaison. Dans le fond, je crois qu’on peut comparer ce qu’on annonce comme des chatbots aux débuts des choix sur les téléphones, vous savez, comme ceux qui sont si bien présentés dans cette scène du «Coeur a ses raisons». On peut donc croire que les premières expériences avec ces chatbots pourrait ressembler à ça, et par conséquent créer des situations plus ou moins heureuses. Malgré tout, il faut s’y préparer. J’explique.

Quel est le lien avec les services publics?

Ok, pourquoi je parle de ça? Les Chatbots sont encore boiteux, la technologie n’est pas point. Il y a encore pas mal de chemin à faire et c’est encore très tôt pour commencer à penser rendre des services publics avec ce genre de technologie. Malgré tout, peut-être que c’est justement ça, le début de quelque chose. Bref, je pense que nous devrions commencer à repenser la manière utilisée pour échanger avec les citoyens.

Il y a quelques années c’était les médias sociaux. Le Web 2.0, vous vous en souvenez? ahahah! on a bien rigolé, hein? ça va révolutionner le monde, finis, les sites Web, on va devoir avoir des comptes Facebook et Twitter et c’est comme ça qu’on va échanger avec les gens. Ben, vous savez quoi? Ça s’est passé, mais pas tout à fait comme ça.

Les médias sociaux ont une utilité, et ne sont pas la panacée. On voit des organisations qui échangent de plus en plus de façon directe avec leurs clients. Le meilleur exemple, au Québec, ce sont probablement les villes sur Twitter. On retrouve aussi quelques exemples de situations où Facebook ou d’autres médias sociaux ont eu un impact, mais pas de façon à révolutionner, mais plutôt comme une corde de plus dans l’arc des communications.

Je crois que les Chatbots sont le début de quelque chose. J’ai lu un excellent article qui dépeint justement leur usage dans le domaine des RH, et c’est justement cet article qui m’a fait réfléchir sur l’avenir des communications «one on one» citoyens-services publics. On peut penser que, d’ici quelques années, on pourrait commencer à voir des services en ligne, dits traditionnels (vous savez, ces formulaires gouvernementaux avec des questions qui se suivent et se ressemblent) remplacés par des chatbots qui vous permettraient de faire des transactions en langage naturel.

À cela, je dis: «Mais, pourquoi pas?»

Depuis que Facebook a fait son annonce, je cogite et je me demande comment on pourrait intégrer le tout. Service de demande d’information en ligne, dans un langage naturel, qui reconnait des mots-clés? Effectuer des paiements directement? Compléter une déclaration quelconque?

Les possibilités sont infinies. Imaginez seulement si on pouvait permettre aux gens qui sont directement dans leur outil (ex. Facebook Messenger) et qui «conversent» avec le Chatbot  d’une organisation publique et complète son dossier, sans jamais avoir eu besoin d’accéder à un site Internet. Il demeure dans son élément. Le rêve du UX qui sommeille en moi…

Bien entendu, il va toujours rester une seconde ligne, une étape subséquente pour dépanner et aller plus loin. Les gens veulent parler à des gens, pas à des robots. Mais dans certains cas, un robot pourrait faire un meilleur boulot tout aussi bien que les humains. On permet donc de filtrer une partie des messages, ceux qui sont des demandes triviales et simples sont traitées par des robots, les demandes plus complexes refilées à des humains.

Oui, je sais, c’est beau, en théorie.

La rupture

Ah, les coquins, je vous vois venir: «Oh, mais, on fait quoi de ceux qui ne sont pas sur Facebook? qui utilisent un Flip phone? ou encore ceux qui refusent toute technologie au point de vivre dans une yourte entourée d’orignaux?» Réponse: rien.

Ce ne sont pas ceux que l’on doit viser. Comme je le disais pour les médias sociaux, ce n’est pas la panacée, mais un outil de plus, une corde qui s’ajoute à notre arc. Prenez l’exemple récent du recensement. L’article mentionne que des personnes âgées ont eu de la difficulté à compléter le formulaire en ligne. Bon, on peut dire qu’il y a eu un certain manque au niveau des communications et de l’organisation (manque d’espace sur les lignes téléphoniques, par exemple), mais dans l’ensemble, c’est assez bien fait.

Oui, on doit tout faire en ligne maintenant. Si vous êtes dans les 20% qui ne peuvent pas le faire (ou ne veulent pas le faire), vous pouvez toujours passer par téléphone ou en personne. Ok, pas toujours facile le téléphone… Si vous dépassez la date butoir, vous allez en prison vous recevrez un avertissement, c’était peut-être pas clair clair, mais on s’entend que c’est quand même ce que l’on vise. Le max en numérique, on offre du support pour les autres.

Vous avez le choix. On vous l’offre, mais vous avez des avantages à passer par le numérique, plus rapide, moins cher (lorsqu’applicable), moins compliqué…

Oui, c’est une rupture. Les Chatbots vont être de cette rupture, comme l’a été le téléphone il y a bien des années, et le Web plus récemment.

Et c’est inévitable

Oui, ça l’est. Il y a de plus en plus d’articles qui parlent des robots qui s’en viennent «prendre nos jobs», tel que présenté récemment dans cette déclaration d’un ex haut dirigeant de McDonalds: «il est moins onéreux d’acquérir un bras robotisé de 35k$ que de payer un employé inefficace à 15$/h à mettre des frites dans un sac». On peut aussi parler de ces voitures qui se conduisent toutes seules (j’ai vraiment hâte de voir ça dans une tempête de neige sur le boulevard Charest à Québec, moi!) ne sont qu’un exemple parmi d’autres. Combien de choses que l’on faisait nous même sont maintenant remplacées par des «robots»?

Plutôt que de résister, voyons comment on peut utiliser et améliorer nos services. Non, ça ne fera pas plaisir à tout le monde, comme ces foutus menus téléphoniques qui ne fonctionnent jamais. Peut-être que le problème, ce n’est pas l’outil, mais plutôt comment il est utilisé (je pourrais vous parler d’une expérience récente avec une grosse organisation, mais je vais taire le tout si vous voulez bien).

Bref, on est au début, il faut regarder et rester aux aguets. Idéalement, faire partie de cette évolution.

Comment y arriver?

Par étapes. On doit essayer. Qu’est-ce qui doit être développé en chatbot? Tous les services? quelques uns ciblés? Peut-être de commencer une idée, un exemple, ce serait un bon début, histoire de valider. On risque de se planter, et solidement. Si c’est le cas, on devra apprendre de cet échec et décider de la suite des choses. Mais on doit essayer, je crois.

C’est un peu comme les applications mobiles, au début, les organisations gouvernementales ont commencé à en développer pour tout et n’importe quoi, et peu ont été un succès. Je me souviens de la SAAQ en 2011 qui avait fait un essai qui était raté. Depuis, l’organisme s’est repris avec Mode Conduite. Un succès correct.

Dans mon équipe, nous avions plein de demandes à l’époque pour des applications pour des sujets qui n’étaient pas appropriés et il fallait contrôler l’hémorragie. C’est du passé, maintenant, les quelques applications qui sont réalisées sont mieux ciblées et plus pertinentes. Pour le peu qui sont développées.

Car c’est là le point important, on doit s’assurer de cibler de façon précise les services qui sont facilement transférables dans un monde de chatbots. Et mesurer le succès pour apprendre comment améliorer encore plus nos services.

On verra, peut-être que je me plante moi même royalement et que, dans un an ou deux, je vais lire ce billet et avoir honte. Peut-être pas. Toujours en mouvement, est l’avenir, comme disait l’autre!

Le WAQ donne des bonnes idées, faut croire…

Le badge du WA! 2016 était de couleur bleu poudre cette année...

Le badge du WAQ 2016 était de couleur bleu poudre cette année…

 

La semaine dernière avait lieu le Web à Québec, l’événement par excellence pour tout amateur du numérique tel que je suis. Je dois avouer que j’ai senti une énergie toute fraîche cette année, digne des premiers WebComs de Montréal, mais encore plus dynamique. Il y avait une fébrilité et une bonne humeur communicative, malgré la température qui laissait à désirer à l’extérieur.

Il y avait un volet dédié au marketing Web lors de l’événement, mais je crois qu’une bonne partie des conférence, peut-être même sans le vouloir, tendaient dans cette direction. Je pense que nous sommes rendus là, le positionnement, la segmentation, le remarketing… ce sont des termes que nous avons entendus à outrance, mêlés au travers des mots réalité virtuelle ou augmentée, intelligence artificielle, internet des objets. Bref, une ruche d’idées qui permette de réaliser à quel point nous avons du travail à faire dans les prochaines années, ne serait-ce que pour garder le rythme.

Ce constat démoralisant aurait pu me mener vers le dessous de mon bureau, en position fœtale à sangloter, mais il m’a plutôt donné l’envie de pousser plus loin certains concepts, creuser, chercher, analyser… bref, mettre en pratique ce que j’ai appris durant ces trois journées intenses (le café était de mise).

Pourquoi j’ai une page Facebook maintenant

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas le plus productif sur Facebook. Je ne suis pas, dans ma sphère privée, le gars le plus public (drôle de phrase). D’où la volonté d’aller plus loin du côté professionnel. J’ai un blogue, tgou.ca, que j’anime depuis 2002, un profil Twitter depuis 2008, mais je n’ai pas osé faire le saut du côté de Facebook, par manque d’intérêt, ou peut-être, de compréhension de la plateforme.

Les conférences du WAQ m’ont fait allumer plein de lumières. C’est là que ça se passe – sur Facebook, je veux dire. Et pas juste là, il y a aussi Instagram, que je devrai un jour peut-être embrasser. Mais bon, plutôt que de m’éparpiller, je vais commencer simplement.

Donc, c’est fait, j’ai ma page Facebook, la page de Gou Blog (facebook.com/GouBlog). Souvent, j’avais envie de publier des trucs, mais le médium du blogue n’était pas approprié, trop lourd pour, finalement peu de contenu à diffuser, un commentaire, un avis… Et c’était le contraire avec Twitter, trop court, pas assez de liberté. Bref, il me manquait un intermédiaire, et Facebook va peut-être m’aider à combler le vide.

Ok, il faut aussi se l’avouer, je vais aussi essayer certains trucs présentés lors des conférences, ne serait-ce que suivre les statistiques de pages, la démographie, la segmentation de mon auditoire. Bref, ça va me permettre d’essayer.

Le meilleur moyen d’apprendre, c’est d’essayer.

En gros, ça veut dire quoi?

Le fait que je me sois créé la page de Gou Blog devrait faire en sorte que je vais publier un peu plus souvent sur Facebook, mais d’un point de vue professionnel. Je tiens à souligner qu’en tout temps ce sera mon avis personnel, et non celui de mon employeur. Je vais aussi garantir une certaine forme de modération, ne serait-ce que pour éviter des dérapages comme seuls les médias sociaux sont en mesure de les créer.

Je suis un petit peu impliqué dans la stratégie de communication numérique gouvernementale, ne vous attendez pas à ce que je vous donne des scoops, mais nous pourrons échanger sur cette plateforme pour essayer de faire avancer la cause du Web et du numérique dans l’administration publique. Je fais de la gestion d’équipes, alors il y a fort à parier que j’en parle. Je suis aussi un amateur de technos en général, principalement de mobilité avec Android, donc il est fort à parier que nous allons en discuter. Bref, c’est comme mon blogue, mais en format interactif, si on veut.

Je vous invite à me suivre et à échanger avec moi dans les prochains mois sur ma nouvelle page!

La meilleure stratégie Web gouvernementale du futur?

Cette semaine a lieu la traditionnelle grand messe du numérique à Québec, le Web à Québec (WAQ, pour les intimes). J’y suis encore comme participant cette année, mais je me devais de vous parler d’un volet qui me touche tout particulièrement, soit la thématique gouvernementale présentée durant la journée du 6 avril.

Je sors donc de mon mutisme (après un an, quand même), pour vous en glisser un mot.

Beaucoup d’action au cours des derniers mois concernant le numérique au gouvernement du Québec. C’est déjà assez difficile, pour nous, à l’interne, de s’y retrouver, je peux donc comprendre que certains joueurs externes qui s’y intéressent peuvent parfois avoir de la difficulté à tout démêler. Ainsi, Les actions dans le monde du numérique au gouvernement touchent pas mal d’aspects. Entre le Plan culturel numérique du Québec (MCC), la Feuille de route en économie numérique (MESI) et la Stratégie TI (SCT) (et probablement d’autres que j’oublie au passage), il y a un petit bout pour lequel j’ai un grain de participation, soit la communication numérique gouvernementale.

Effectivement, j’ai participé, au cours des derniers mois, à un groupe de travail sur les communications numériques du gouvernement, comment on pourrait optimiser, s’inspirer des meilleurs, améliorer les liens avec nos clientèles. Ah, je vous vois venir, vous allez me dire que c’est encore un de ces comités du gouvernement… Oui, c’est vrai, mais vous avez la chance d’apporter votre petite collaboration, vous aussi, si vous êtes au WAQ cette semaine.

Ce mercredi je vous invite fortement, chers collègues du Web, à assister à la table ronde animée par Patrick Parent, la dernière présentation du volet gouvernemental. Gouvernement du Québec: la meilleure stratégie Web gouvernementale du futur est une discussion entre spécialistes pour déterminer quelles sont les meilleures stratégies que devrait mettre en place le gouvernement pour devenir un chef de file d’ici 2020.  Vous pourrez ainsi peut-être en savoir un peu plus sur cette stratégie en cours d’élaboration et, pourquoi pas, vous aussi donner vos petite contribution, pour aider le gouvernement à se doter d’une stratégie de communication numérique digne des meilleurs?

Au plaisir de s’y rencontrer ce mercredi!

Pourquoi j’ai choisi un Galaxy Note 4

Récemment, j’ai changé mon bon vieux Galaxy Nexus, qui commençait à faire des siennes, pour un Galaxy Note 4. C’est un gros changement pour moi, non seulement en terme de taille (il est vraiment gros le Note 4), mais aussi de quitter l’univers des Nexus pour passer sur une ROM de fabricant. Je dois dire que je suis très satisfait jusqu’à maintenant. Vitesse, qualité d’écran, stylet (eh oui, pourquoi pas)… mais TouchWiz. Oh là… c’est pas facile comme ajustement.

Les deux appareils sont séparés de 3 générations, ce qui est évident tant par la taille que l'évolution dans la construction.

Les deux appareils sont séparés de 3 générations, ce qui est évident tant par la taille que l’évolution dans la construction.

Je voulais vous partager un peu mes réflexions qui m’ont mené vers ce choix dans le cadre de ce billet, et présenter un peu ce qui pourrait être des irritants pour quelqu’un qui est habitué aux ROM Nexus ou bien CyanogenMod, alors, allons-y!

Non, mais, tu voulais pas un Nexus 6?

Oui, je l’avoue. J’ai fait une installation de CyanogenMod sur mon Galaxy Nexus, le tout en attendant l’arrivée du Nexus 6. Je l’avoue, j’ai flanché. J’ai comparé, regardé, pris en main. J’ai tout fait… mais le Nexus 6 ne me plaisait pas… Du moins, pas autant que les autres Nexus. Ma conjointe a un Nexus 5, il est excellent, c’est vraiment, selon moi, le meilleur de tous les appareils Nexus, voire Android, confondus. Or, il commence à avoir de l’âge un peu (je voulais un truc récent – très récent, en fait. Un monstre, pour être précis) et son écran est [trop] petit… ouais, bon, j’ai des idées de grandeur, faut croire, donc je voulais un 6 po d’écran.

Alors, pourquoi avoir mis de côté le Nexus 6? Je dois avouer que, rendu là, c’est un choix plus personnel. J’ai beaucoup aimé cet article qui présente un bon argumentaire pour les deux produits. La batterie a été le point faible marquant du N6. Non seulement on a entendu des histoires de gonflements de celle-ci, mais elle n’est pas interchangeable. J’ai toujours eu un appareil qui permet de changer la batterie, j’avais justement fait un changement notable sur mon Galaxy Nexus en l’équipant d’une batterie de plus de 3600 mAh.

Parlant de batterie, au printemps 2014, j'ai remplacé la batterie originale de mon Galaxy Nexus pour une de 3600 mAh, une cure de jouvence qui m'a permis de garder l'appareil près d'un an de plus.

Parlant de batterie, au printemps 2014, j’ai remplacé la batterie originale de mon Galaxy Nexus pour une de 3600 mAh, une cure de jouvence qui m’a permis de garder l’appareil près d’un an de plus.

Un autre point important, je dois avouer que c’est Samsung qui a fait un petit plus, soit l’utilisation plus optimisée de l’écran. J’ai souvent lu que le Nexus 6 n’est en fait qu’un gros Nexus 5 – si on parle de l’affichage. Samsung a eu l’idée d’exploiter l’espace supplémentaire d’écran pour diverses fonctions. Je dois avouer que je n’ai pas encore poussé très loin de ce côté, mais ça a pesé dans la balance.

Dans le fond, j’avais un penchant vers le Note 4. Je l’avoue. Mon petit Galaxy Nexus, ben quoi, c’est un Samsung, il a très bien fait son boulot, toujours été là quand il fallait. J’ai bien eu envie de le lancer au bout de mes bras plusieurs fois, mais, avec du recul, peut-être que je lui en demandais beaucoup… Écouter de la musique en streaming (3G + application de radio en ligne), pendant que je cours et monitore le tout sur RunKeeper (GPS), avec mes écouteurs Bluetooth (bluetooth, hein)… c’était trop pour lui. Le pauvre petit processeur et la mémoire anémique n’en pouvaient simplement plus.

Je dois dire que j’avais une certaine réserve envers Motorola. Non pas que ce sont de mauvais téléphones. Un ami avait un Razr Droid, qu’il s’est empressé de remplacer par un Nexus 4 dès qu’il a pu, non sans quelques mots colorés. Je suis resté avec cette impression. Aussi bon que pouvait l’être le Nexus 6, il devait être encore meilleur que la concurrence pour me convaincre. Ce qu’il n’a pas réussi. Je dois tire que le Note 4 avait un atout dans sa manche (ou sa coque, au choix)…

Le fameux stylet

Oui. Je l’avoue, le stylet a été un élément de plus. Ok, ok… je vous vois venir, un stylet, ça fait tellement Palm Pilot des années 2000, hein. Mais là, on parle d’un stylet de qualité, quand même, pas ces trucs à bout ronds non réactifs comme on reçoit dans les conférences avec le nom d’une compagnie écrit dessus. On parle d’un style du type que l’on a avec les tablettes Wacom.

Le stylet a une apparence particulière mais il permet d'obtenir des résultats intéressants. Ici, on voit l'interface de l'application Painter.

Le stylet a une apparence particulière mais il permet d’obtenir des résultats intéressants. Ici, on voit l’interface de l’application Painter.

Donc, ce stylet. Je dois avouer que j’en suis encore à l’apprivoiser. Je le trouve un peu… cheap. il est carré, ce qui fait une prise en main bizarre, il est court (on a l’impression de travailler avec un crayon qui a été trop aiguisé) et le bouton latéral est encore une intrigue pour moi (comment fait-on pour tenir le stylet et appuyer sur le petit bouton sans devoir changer complètement de position???). Bref, c’est un joli gadget.

Malgré tout, il m’amuse. J’ai installé une petite application, pour ceux qui connaissent Corel Painter, il en existe une version pour Android. Je retrouve l’intérêt de faire du dessin. Bon, je ne suis pas encore super habitué avec les commande de l’application et à l’utilisation du stylet sur le téléphone (c’est comme dessiner dans un petit calepin, alors que j’aime les grandes surfaces d’habitude), mais disons que ça a son charme.

Une autre chose que j’aime du stylet, c’est la prise de notes rapides. J’ai essayé lors du WAQ de prendre des notes, et des photos, des notes sur les photos et tout. Ma foi, c’est très pratique. Ça va vite, ça répond bien et on ne taponne pas toujours sur le clavier du téléphone. Bref, le stylet a son utilité.

Mais pas toujours rose

Non, tout n’est pas rose. J’ai encore de la difficulté avec l’application d’horloge. Anodin, mais j’appréciais pouvoir taper sur l’heure pour avoir accès aux fonctions de chronomètre, alarmes et autres, directement de l’écran principal. J’ai plein de petits désagréments liés à TouchWiz, aux menus bonbon ou aux applications qui sont totalement inutiles que je ne peux retirer.

J’aime l’aspect épuré du Nexus pur, la netteté d’un Android simple. Avec Samsung et sa surcouche logicielle, on a l’impression d’être dans une pizza colorée pleine de petits trucs bizarres qui nous dérangent. J’ai testé CyanogenMod sur mon Galaxy Nexus, et j’ai aimé le petit plus que ça apportait à la version parfois un peu trop pure d’Android stock.

Mais là où j’ai le plus de problèmes, c’est Lollipop. Pourquoi? parce que je ne l’ai pas encore!! Le Galaxy Note 4 semble être le dernier appareil de la gamme des Galaxy chez Samsung à recevoir la dernière mouture d’Android. En soi, ce n’est pas si stressant, dans la mesure où déjà Android 5.1 est sorti et donc vient corriger les petits irritants de la première mouture, on se dit que le Note 4 pourra alors «bénéficier» de ce retard.

À en voir les nouvelles, ce n’est pas vraiment le cas.

Il y a même des rumeurs qui disent que le Note 4 sera bloqué à la version 5.0 d’Android. Ça, c’est décevant. J’ai fait le choix de prendre un appareil haut de gamme (à fort prix) et j’ai délibérément pris le 4 au lieu du 3 pour pouvoir profiter le plus longtemps possible des mises à niveau. Je serais fort déçu si Samsung décidait de faire autrement.

Déçu, vraiment?

Serai-je vraiment déçu? Pas vraiment, non. Dans un an, lorsque ma garantie sera finie (parce que je suis «chicken», bon), je vais passer une Rom custom sur mon Note 4. CyanogenMod ou une autre, on verra selon ce qui sera disponible à ce moment. J’ai fait la même chose pour mon Nexus One à l’époque, CyanogenMod m’avait permis de passer de 2.2.3 à 2.3.6 et pour mon Galaxy Nexus de 4.2.2 à 4.4.4 (malgré le non-support de Google de KitKat pour cet appareil).

Bref, il reste de l’espoir. Malgré tout, je souhaite que ce soit des versions officielles… et que TouchWiz bénéficie d’une évolution!

Et les autres?

Ouais, bon… Il y avait d’autres candidats dans la liste. Je ne peux pas les passer sous silence.

Le premier est le  LG G3, un appareil très semblable au Nexus 6 dans les faits, ou même au Note 4. Dans les faits, il était si semblable, que je l’ai discarté assez vite. Il n’avait rien qui le démarquait vraiment.

Le dernier concurrent était le One plus One (plus compliqué à obtenir, celui-là). Bien que, côté spécifications, ce ne soit pas le modèle le plus rutilant, mettons, je dois dire que son attrait était tout autre. Son prix, dans un premier temps, mais surtout le fait que c’est un appareil qui est monté de base avec CyanogenMod. Ok, la prochaine version sera avec Oxygen OS, une autre ROM qui part de Android. Que ce soit l’une ou l’autre, c’était suffisant pour regarder de ce côté.

J’ai eu la chance, au Web à Québec, de pouvoir avoir en main un exemplaire du One plus One. Très bel appareil. Je pense que ça aurait été mon numéro 2 finalement… tant qu’à quitter les Nexus!

C’était mon cheminement, mes questions et interrogations qui m’ont guidé dans le choix de mon appareil. J’espère que ça pourra en aider plusieurs, mais dites vous bien une chose, peu importe celui que vous choisirez, vous en verrez d’autres qui vous feront baver par la suite.

Que voulez-vous, c’est ça être Geek… et de l’assumer!